Bilan Soundbather 2023 - Partie 1

Nouvelle année, nouvelles musiques, même bilan

Vous commencez à en avoir l'habitude, la nouvelle année apporte avec elle son lot de bilans. L'équipe du site ne compte pas manquer l'exercice et vous voici sur la première partie du diptyque consacré à nos coups de cœur de 2023. Bien évidemment, en plus des nombreux albums qui seront évoqués, vous retrouverez en fin d'article une playlist Spotify recensant une ribambelle de morceaux choisis par les membres participants à ce bilan. Pour cette première fournée, vous allez pouvoir lire les avis de PaulBriff, Asukero, Play To Die et Ecafils.

Paul Briff

Collage_Paul

Malgré des sorties musicales toujours aussi intenses, j’ai eu assez peu de d’albums qui m’ont marqué profondément, et peu voire pas de découvertes qui m’ont mis une claque. L’année aura été sage, restant sur mes amours d'antan, ainsi que les franches réussites des musiciens que je suivais déjà.

2023 commença sur l’EP Apologie du Temps Perdu de Bruit ≤, qui m’accompagna toute l’année, particulièrement les matinées sur la route du travail, afin de prolonger la torpeur matinale et entendre le discours sur le titre d’introduction, appelant au lâcher prise.
Adjy revint par surprise aussi avec un EP, s’affirmant d’autant plus comme le groupe que j’écoute le plus durant les chaleurs estivales avec leur alliage folk, indie et emo.

Steven Wilson aura marqué mon année, tout d’abord pour la sortie de The Harmony Codex, mais aussi avec Porcupine Tree. J’ai pu les revoir cet été, et la sortie de l’album live m’a permis de me replonger dans les souvenirs du concert à Paris en novembre 2022, réminiscence du concert le plus émotionnellement intense de ma vie à ce jour.

Enfin, comment ne pas garder en mémoire Le Chant De La Glace de Ghost In The Loop, qui, non content d’être un excellent album d’ambient electronica, aura été une aventure en pleine nature auquel j’ai eu le privilège de participer. Avoir témoigné de l’enregistrement de morceaux en plein glacier avec Aurélien est un privilège dont je chéris le souvenir, jamais je n’aurais imaginé que Soundbather m'emmènerait dans de tels lieux !

Asukero

Collage_Thomas

Les années passent et il devient de plus en plus difficile de suivre toutes les sorties musicales qui m’intéressent. Néanmoins voici les albums qui m’auront marqué.

Narrow Head et Teenage Wrist font partie de ces nouveaux artistes s’appuyant sur le shoegaze à la Deftones mais dans une approche plus alternative pour le premier et plus pop pour le second. Moments of Clarity et Still Love sont d’excellentes sorties qui sont beaucoup revenues dans mes oreilles cette année.

La capacité de Nick DiSalvo à proposer chaque année des albums géniaux m’étonnera toujours. Pour 2023, place à son nouveau projet Weite avec d’autres membres d’Elder et Delving. Un Assemblage instrumental plus krautrock que jamais. Son travail le plus expérimental jusqu’à présent mais tellement plaisant à écouter.

Malgré sa cover immonde faite avec Midjouney (arrêtez d’utiliser l’IA pour vos pochettes), Spotlights m’a de nouveau convaincu avec Algorithmic. Un album, lourd et dense mais également aérien et mélodique avec de bonnes idées à chaque minute. L’album doomgaze de référence pour les prochaines années.

Finalement, l’album qui m’aura le plus convaincu en 2023 appartient à la tête de proue du genre, Slowdive avec everything is alive. Un voyage onirique avec ses petites sonorités et accroches qui restent en tête, toujours emprunt de mélancolie et qui parviennent à m’apaiser à chaque écoute. Le groupe continue de se bonifier avec le temps et quand on dépasse les 30 ans de carrière, ça force le respect.

Bonne année 2024 à tous !

Play To Die

Collage_Cédric

Que dire de cette année musicale ? Hélas pas grand chose, n'ayant pas pu écouter toutes les sorties qui en valaient le peine. Comme chaque année, des sorties n'ont pas réussi à combler nos attentes sans pour autant être mauvais (TesseracT, Kimbra, Periphery ou King Gizzard). Mais d'autres ont confirmé, tandis que de nouveaux arrivants se sont trouvés une place de choix dans mon cœur. Autant nous concentrer sur eux.

Pour commencer, parlons du quatuor qui ne m’a jamais déçu, REZN. Les chicagoans ont été productifs avec un album et un split avec Vinnum Sabbathi, les deux œuvres de doom psyché étant d'excellente facture.

Voyager et leur metal progressif très pop ont quant à eux réussi à remonter la pente avec le captivant Fearless In Love, faisant suite à un album en deçà de leurs standards.

Après 5 ans d'absence, Gunship est revenu avec un Unicorn transformant les essais qu'étaient l'éponyme et Dark All Day. Ne vous fiez pas à sa pochette discutable, l'album et sa darksynth valent le détour, même si 3 ou 4 titres auraient pu être écartés pour garder une longueur digeste.

À l'opposé, avec un disque ne dépassant pas la demi-heure, Gas Lab n'a pas attendu longtemps pour proposer un nouvel album. Vision suit la direction de Jazz Cats avec une lo-fi douce et chatoyante, vous invitant à vous rouler dans un plaid et apprécier votre breuvage chaud préféré.

Mais s'il n’y avait qu’un album à retenir en 2023, ce serait Glass Future d’Howling Giant. Sublime melting pot de metal, stoner et prog, le disque sent bon les influences d'Elder ou Mastodon pour nous envoyer un metal hyper énergique et captivant. Véritable coup de cœur lors du DesertFest d'Anvers, le trio va désormais être suivi de près grâce à cet album très prometteur qui mérite largement votre écoute.

Maintenant place à 2024, et on sait déjà qu'on va être gâtés avec l’annonce du prochain SLIFT.

Ecafils

Collage_Coco

2023 fut pour moi une année musicale plutôt… compliquée dirons nous. Si en 2022, les formations dont j’attendais des choses m’ont convaincu, c’était loin d’être le cas cette année. Les Gorillaz, Enter Shikari, Kvelertak, et Baroness ont plutôt tenu du pétard mouillé à mes oreilles que d’autre chose, à mon grand dam.

Il y a surtout deux formations qui m’ont accompagné tout au long de cette année. Cellui qui a tapé dans la main de Karin Park pour reprendre le flambeau de l'électro pop dans mes oreilles n’est autre que Fever Ray alias Karin Dreijer. Mais comme j’en ai déjà parlé, je vais plutôt me concentrer sur de drôles d'"oyseaux", suédois, eux aussi.

Au Sonic Whip de Nijmegen, le concert de Les Big Byrd m’a satellisé dans une orbite si élevée que leur musique a continué de tourner dans mes oreilles durant tout le restant de l’année. Leur recette de rock psychédélique est si addictive et hypnotique qu’il ne m’a pas fallu longtemps pour engloutir leur discographie.

Mes tentatives de sevrage n’ont jamais duré bien longtemps et les formidables singles I’m Living a Saved Life Now et Mareld sortis en fin d’année n’ont pas arrangé les choses.

Si le passage à l’an nouveau est l’occasion de tenter de se défaire de ses addictions, celle que j’ai pour Les Big Byrd fera un parfait emballage pour une résolution de plus que je n’aurais même pas essayé de tenir